Menteur, menteur

Fable tout public sur les manquements et les lâchetés d’un paternel, ce film de 1997
peut aussi se regarder comme un documentaire sur l’élasticité faciale d’un
Jim Carrey au sommet de son art contorsionniste. Drôle et fascinant.

Par Caroline Veunac

Temps de lecture 1 min

Menteur, Menteur

Bande Annonce

Mis à part sa prestation immersive dans Man on the Moon, Le géant Jim Carrey n’a peut-être jamais été aussi grand que dans cette comédie fantastique de 1997. Réalisé par son complice d’Ace Ventura Tom Shaydac, le film le met en scène dans la peau d’un avocat véreux, ex-mari minable et père indigne, qui ment compulsivement à son jeune fils. Lequel fait un jour le vœu que son père ne soit plus jamais capable de dire un seul mensonge, et se voit littéralement exaucé. Quelque part entre James Stewart et Jerry Lewis, Jim Carrey est un spectacle à lui tout seul et son contorsionnisme physique et émotionnel explose les coutures des sages conventions de la fable familiale qu’est intrinsèquement Menteur, Menteur. Au comble de son génie schizo, aux portes de la démence, l’acteur provoque un rire à la fois primaire et retors, presque malaisant, qui culmine dans une mémorable scène de prétoire. Une version dézinguée de la grande tradition d’un certain cinéma moraliste à l’américaine.

Disponible en VOD

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