Face à la nuit – Neon Demon

Primé à Beaune le premier long métrage du cinéaste Wi Ding Ho démontre une fois de plus la force du polar asiatique.

Par Jacques Braunstein

Temps de lecture 2 min.

Face à la nuit

Bande Annonce

Il est toujours difficile de parler d’un film construit en flashbacks sans trop en révéler. D’autant plus quand, comme Face à la nuit, Grand Prix du Festival International du Film policier de Beaune, son déroulement est strictement anti-chronologique.  C’est-à-dire que chaque partie s’enchaîne avec une partie qui lui est antérieure pour nous amener de la mort à la naissance du héros.

un des films les plus tristes
qu’il nous ait été donné de voir

Nous resterons donc volontairement un peu flou… révélant que le film commence sur une scène de vengeance et que sa suite nous permettra de comprendre les raisons pour lesquelles l’ancien policier Xiao (Lee Hong-Chi) en arrive à commettre de multiples meurtres (les premières minutes du film).

Même par rapport au standard du polar asiatique autrement plus pessimiste que le notre, Face à la nuit est un des films les plus tristes qui nous ai été donné de voir. A égalité sans doute avec Une pluie sans fin également Grand Prix à Beaune l’an passé (un festival sous le signe de la rigolade donc).

Face à la Nuit s’attache au chemin de croix de Xiao entre corruption, trahison et règlements de compte et n’est éclairé que d’un court moment de bonheur. Lorsqu’il rencontre Ara, une expat cleptomane avec laquelle il a un coup de foudre réciproque. Durant les quelques scènes de la française Louise Grinberg (17 filles, La Prière…), qu’on imaginait pas aussi sexy, les néons qui éclairent l’ensemble du film se font plus chauds… Ensuite, alors que le jour se lève, l’ « history of violence » qu’est la vie de Xiao reprend son rythme de tragédie imparable.

Face à La nuit est le premier long métrage du malaisien Wi Ding Ho et c’est une coproduction Sino-Taïwanaise. Les étendues imaginaires réalisé à Singapour par le cinéaste d’origine chinoise Siew Hua Yeo a triomphé à Locarno en 2018 et Nina Yu film taïwanais signé par Midi Z, issu de la minorité chinoise de Birmanie, a été présenté à Cannes dans la sélection un Certain Regard cette année. On peut sans doute parler d’un cinéma de la diaspora chinoise plus pop que son équivalent continental, aujourd’hui particulièrement dynamique.

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