Brussels International Film Festival 2020

À Bruxelles, toute !

Somewhere\Else est partenaire du BRIFF, qui aura lieu à Bruxelles du 3 au 13 septembre. Pour sa troisième édition, ce jeune festival bouillonnant a concocté une sélection de films qui font entendre des voix singulières venues du monde entier. En attendant notre couverture de l’évènement, petit aperçu des réjouissances.

Par Caroline Veunac & Quentin Moyon

Temps de lecture 5 min.

« Inextinguible » : c’est ainsi que le BRIFF qualifie sa passion du Septième art, celle qu’il cherche à transmettre depuis sa création en 2018. Le coronavirus n’aura pas réussi à gommer ce goût immodéré, il l’aura même rendu plus prononcé que jamais : le troisième BRIFF aura bel et bien lieu du 3 au 13 septembre, cinéphile en diable. Belge, européen et international, le festival bruxellois fait vibrer son amour du cinéma par cercles concentriques, en proposant trois compétitions, nationale, européenne et internationale. Avec pour fil rouge la curiosité pour des talents nouveaux, percutants.

La compétition belge reflète cet éclectisme avec une sélection de sept long-métrages noirs-jaunes-rouges, présentés ici en avant-première. Polar loufoque (Music Hole, de David Mützenmacher et Gaëtan Liekens), mélodrame paysan (Le Milieu de l’horizon, de Delphine Lehericey, avec Laetitia Casta), thriller horrifique (Cosmogonie, de Vincent Paronnaud), voyage au bout du monde (Valley of Souls de Nicolás Rincón Gille, tourné en Colombie), portrait de femme en voie d’émancipation (Retrospekt, d’Esther Rots), documentaires (Saint-Nicolas est socialiste, de David Leloup et Overseas, de Sung-A Yoon)… Les genres et les imaginaires dialoguent tous azimuts.

Même gourmandise du côté de la compétition internationale, composée de neuf films, placés, dixit le festival, « sous le signe de la désobéissance, de la transgression et de la recherche d’absolu. » On y découvrira des premiers longs singuliers (Mano de Obra, du Mexicain David Zonana, et Milla, de l’Australienne Shannon Murphy) ; on y suivra des étoiles montantes du cinéma italien (les frères d’Innocenzo, avec leur film Bad Tales), hong-kongais (Ray Yeung, avec Suk Suk),  britannique (Sarah Gavron, avec Rocks), norvégien (Maria Sødhal, avec Hope) ou polonais (Jan Komasa, avec Corpus Christi) ; et l’on y retrouvera des auteurs hexagonaux aimés, tels que Guillaume Brac (À l’Abordage) et le documentariste Sébastien Lifshitz (Adolescentes).

Enfin, l’originalité du BRIFF tient à l’existence d’une compétition européenne, la Director’s Week, qui regroupe des perles dévoilées à Venise, Berlin, Busan ou Cannes. Six films engagés et novateurs, venus de France, Grèce, Roumanie, Portugal, Espagne et Lituanie, et réalisés majoritairement par des femmes, qui ouvrent le champ vers un cinéma d’avenir, cimenté par des aspirations et des valeurs communes.

L’idée d’un cinéma européen sera d’ailleurs incarnée, physiquement, par la présence de Costa Gavras, invité d’honneur de cette édition. Le cinéaste grec, dont la trajectoire transfrontalière et le cinéma engagé portent en eux le souffle du rêve européen, présentera une rétrospective de son œuvre et donnera une Masterclass. Autre symbole de cette « européenne du cinéma » : la présence en ouverture et en clôture de deux films du Label Cannes 2020, Des Hommes de Lucas Belvaux, et Antoinette dans les Cévennes de Caroline Vignal, que le BRIFF se fait fort de relayer. En ces temps troublés et incertains, une chose semble sûre : le festival bruxellois qui monte continue de croire au cinéma. Et à la fraternité.

BRIFF, du 3 au 13 septembre à Bruxelles.

Pour retrouver le programme complet : https://briff.be/

Voir aussi

The Bee Gees: How Can You Mend a Broken Heart (disponible en DVD et Blu-Ray)

FilmsSoundtrack
17 mars 2021

Documentaire musical

Soundtrack

The Bee Gees: How Can You Mend a Broken Heart se démarque en s’attaquant au cœur du sujet : la fabrication de ces pop songs qui traversent le temps, l’instant…

En salle

Films
3 juin 2021

The Amusement Park de George A. Romero

Sélection

Un nouveau film de George A. Romero ? The Amusement Park, cuvée 1973 et resté inédit, sort en salles cette semaine. Ici pas de morts-vivants, mais une satire bien saignante…